samedi 12 juin 2010

Laos, dernière destination de ce long trip

31 mai : Aurevoirs à Saba et Frank qui repartent vers Singapour. Le voyage continue pour Steph, Alex et moi.

1 juin : Quelques 13h de bus ( au départ de Phnom Penh) nous séparent de Pakse au Laos et malheureusement, comme il n’y a qu’un seul poste à la frontière – poste = cabane de bois + simple barrière - et que celui-ci n’est ouvert que de 7 à 17h, le voyage ne peut pas se faire de nuit.

On passe donc la journée dans le bus à lire et dormir. On retrouve des jeunes anglais avec qui on a fait le jungle trek à bokor park quand nous étions au sud du Cambodge. Ils ne nous aimaient pas du tout probablement parce que nous parlions trop français et n’étions pas assez ouverts. Ils descendent pour aller aux « 4000 îles », un endroit chill out sur les rives du Mekong qui vaut le détour parait-il. Alors que nous hésitions, on est finalement convaincu de continuer jusque Pakse.

Lorsqu’on arrive il fait déjà nuit et il faut encore trouver où dormir. Les potes allemands (croisés au Cambodge) nous avaient indiqués une adresse mais la chambre qu’on visite est du style de Kudat (Nord de Borneo, hotel horrible ou on a vu qqn faire pipi contre le mur de la « douche ») et je refuse. Adresse suivante, le pick du lonely (sabaidi 2 guesthouse), la receptionniste nous annonce qu’il lui reste une grande chambre, au final c’est minuscule, les matelas inexistants et le prix cher mais au moins on dort à l’abris de la pluie qui tombe. 22h30 déjà et il faut encore trouver à manger, on a pas le choix ce sera noodle soup d’un resto douteux. Pas d’immodium préventif pour autant, on s’y est fait avec le temps !

2 juin : plateau de Bolaven – nature magique

Ce matin, on part à moto voir le plateau de Bolaven et plus particulièrement ses cascades et son café. C’est un départ tardif car il nous faut du temps pour trouver comment rejoindre Thakaek, notre prochaine destination. Finalement on a l’info : A une bus station éloignée, les bus locaux (3x moins chers) que les bus VIP partent a 17h40. Les bus VIP eux, trop chers et pas assez typiques à notre gout, partent vers 20h30.

Enfin, après check out, on est en route. Les motos sont de super bonne qualité, on fonce sur la route qui est parfaitement goudronnée et vide de monde. La première chute d’eau n’est pas cacaille : haute de 120m, elle est vraiment très impressionnante : forêt vierge tout autour et nuage d’eau autour d’elle. On ne voit pas la fin de la chute mais le terrain est glissant et dangereux, on se limite donc à cette vue la.

La deuxième cascade est moins grande mais au milieu d’un décor paradisiaque. C’est un havre de paix : un cours d’eau paisible, une étendue d’herbe verte et des vaches qui la broutent, des tables de pic nic, des petits ponts comme dans le village de hobbit du seigneur des anneaux et des enfants qui nagent dans l’eau. L’eau s’écoule jusqu’à cette fameuse chute de 20m de haut. Incroyable endroit. En plus, des sœurs nous offre de l’ananas.

Petit arrêt pour acheter du café Arabica avec le label « commerce équitable » et puis on retourne tranquillement sur la ville… Enfin jusqu’a ce que la pluie nous gifle la peau... On s’arrête sous un abris de fortune mais on sait bien qu’à la mousson, la pluie peu durer une heure. On décide de reprendre malgré cela et Steph et Alex on commence à chanter. Comme deux négatifs ( la pluie et le chants des garçons) donnent positif, très vite le soleil est de retour !

C’est la course pour attraper le bus de 17h40. Notre tuk tuk se trompe de gare du coup et quand on arrive, on ne réalise pas que notre bus est là, en plus le responsable de la station nous dit d’attendre. Bref, celui s’en va sans nous et le bus suivant qu’on nous avait promis a 18h40 se volatilise soudainement sans explication. Nous sommes dans une station de bus ou il n’y a plus un bus avant demain !

On croise un français et sa copine vietnamienne qui font le tour de l’Asie en moto, il est typiquement français : tout ce que Steph n’est pas et qui fait que je l’adore depuis 5 mois.

Puis la solution saute aux yeux : il nous faut le VIP bus et tant pis si c’est plus cher car sinon, on n’arrivera pas à faire tout le programme prévu. Je parviens à négocier les prix et on se sent déjà mieux. On est carrément aux anges quand on réalise que le bus est en fait composé de vrais lits et que surtout il est vide, on peut donc occuper tout l’espace qu’on veut : On prend l’arrière du bus et c’est party avec la musique de mon pc et dodo parfait.

Mais voilà, le meilleur bus de tout notre semestre est pour le plus court trajet de nuit : vers 2h du matin, nous sommes droppés à Thakaek. On se tue à la tâche pour trouver un tuk tuk qui nous emmèneras au travel lodge. Tout est mort ici et les deux seuls laotiens réveillés sont bourrés et ne parlent pas un mot d’anglais. Finalement, par chance, un conducteur de tuk tuk nous conduit à bon port et on se glisse dans des lits avec matelas certes dur mais avec matelas ! Ce n’est que le lendemain qu’on réalise que les laotiens saouls nous ont volé notre lonely planet – arme précieuse pour le backpacker.

La phrase de Steph : « Pq les laotiens sont tellement gentils que quand tu demandes un upgrade, ils te disent thank You? »

3 juin : début du trip à moto :

Trip qui doit durer 3 jours et deux nuits et nuits nous emmènera sur quelques 500 km de route et de piste.

Le premier jour est marqué par l’accident d’Alexis – que des dégats matériels je vous rassure tout de suite.

En fait, Une voiture s'est arrêtée brusquement et il a foncé dedans. Faut aussi dire que les freins de la moto étaient très mauvais. Ouf qu'il fait de l'aïkido car sinon les dégâts auraient été bien pire je pense. Il y a quand même eu pour 150 dollars de dommage et intérêts sur la voiture. Après une heure de négociation muette avec le conducteur qui ne pipait pas un mot d’anglais, 4 policiers sont arrivés. Ils ne parlaient pas mieux anglais.
On a finalement accepté de payer cette somme et chance que les flics n’étaient pas corrompus sans quoi on aurait dû les payer eux aussi. Alex a signé un papier écrit en Laotien et on est reparti sur la route. Au premier endroit possible, on fait réparer la moto dont on ne parvenait plus à faire descendre les vitesses par un petit garagiste qui refuse qu’on le paye et puis on roule encore quelques heures pour rattraper le retard.

Juste avant la tombée de la nuit, nous arrivons à la guesthouse. La chambre a un plancher au travers duquel on voit le sol et une araignée a tissé sa toile entre le lit et la porte. Rassurant tout ca. Nous dormirons sous des moustiquaires cette nuit. Après un diner local et peu original (noodle soup et fried rice), on se couche sans passer par la salle de bain car celle-ci est infestée de moucherons jusque dans le cabinet de la toilette. Qu’elle horreur de devoir faire pipi là :s j’envie les garçons à ce niveau la.

Le deuxième jour, on est réveillé vers 6h30 du matin par des marteaux piqueurs sous notre chambres. Les locaux se lèvent visiblement bien plus tôt que nous ici.

En route, La roue avant de la moto qui avait été crachée la veille, a rendu l'âme. Il y a de quoi : la route est devenue piste de terre agrémentée de milliers de bosses et de trous pleins d’eau. La boue fait son apparition par moment et rend la route super glissante. Chance la pluie ne se manifeste pas.

En fait c’est la roue de la moto qui est de plus en plus de travers. Un petit laotien vient nous aider et conduit la moto. Alex grimpe sur la moto d’un autre lao jusqu'au garage. Juste avant, la roue a complètement lâché, ce gentil laotien a bien failli finir dans la flaque.

Après une heure de réparation et 16€ dépensés, on repart avec notre nouvelle moto customisée. A midi, on mange dans un festorant, devinez quoi ? noodle soup et fried rice ! Une chose nous choque : Il y a des chiens en cage et on voit un lao en acheter qu’il met dans un sac plastique. On nous apprend que c’est pour les manger.

On roule longtemps longtemps. La route est sublime, plein de virages et des villages où les enfants nous courent après pour nous saluer "sabaidii" !!

En soirée, on arrive à proximité de la fameuse grotte que l'association de Steph a éclairée. On la visitera le lendemain. En attendant, une fois de plus, on trouve la guesthouse juste avant qu’il fasse nuit noire et d’aspect, on est bien plus confiant que la veille. Mais voilà, au moment où nous nous installions, le proprio arrive et nous indique un énooooorme lézard (bien 20 fois plus grand que la normale) sur le mur. Il va nous sauver en l’attrapant. Un nœud au bout d’un bâton et une petite bataille plus tard et voila le lézard attrapé et sorti. Quand Alex veut le toucher, le proprio lui fait signe qu’il ne vaut mieux pas ! Steph aimerait bien qu’il s’approche vers moi avec la bête mais ouf il ne comprend pas et franchement, Steph aurait passé un mauvais quart d’heure si ca avait été le cas.

Frayeur passée, on part manger dans un endroit qu’il nous faut 30 minutes pour trouver. Plus de poulet, plus de bœuf que du porc, Steph mange une fois de plus une omelette et noodle soup. C tres bon cependant.

Au retour, Steph, à qui j’ai demandé de prendre sa douche en premier pour inspecter et sécuriser les lieux, manque de peu la crise cardiaque en voyant une énorme araignée sur le mur de la salle de bain. Elle a la taille de notre main(pas celle de val en tt cas), les garçons n’osent pas y toucher. Nos cris réveillent la madame de la chambre d’à coté à qui je montre la photo de l’araignée. Puis elle se dirige vers la salle de bain et entreprend de l’attraper pour la sortir de la chambre et elle nous sauve de cette situation critique !

Quand enfin on se sent en sécurité, Steph s’en va tester la douche en premier pour que je vois si je la prends après lui. Au final, j’attendrai demain car Steph vient de s’être fait foncé dessus par le plus gros cafard qu’on n’ait jamais vu. Il a surgit d’on ne sait où, au pire moment pour Steph puisqu’il était à poil ! Perso, j’ai beaucoup ri et encore plus quand le cafard fut écrasé par Alex.

Je joins le témoignage de Steph : Ensuite Val me demande d’aller prendre ma douche pour inspecter le tout (oui deux jours sans se doucher). Je commence par me débarrasser des fourmis qui longent le mur, jusque la tout va bien. Je me déshabille, jusque là tout va bien aussi ;) Puis commence à prendre ma douche. La lumière est allumée et je vois un nombre incroyable de papillons de nuit qui essaie de rentrer et qui s’agglutinent sur le filet qui sert de vitre. Et là, un monstre volant s’approche droit sur moi, je glisse avec mes slash (tongue) et ouvre la porte me donnant tout nu aux autres ! Je crie aidez moi aidez moi, val met ses mains sur ses yeux et finalement vient me fermer la porte qui était grande ouverte. J’enlève les mains qui me servent à cacher mes bijoux de famille, mets ma serviette et sort de la pièce en courant. Un ENORME cafard volant venait de rentrer dans la douche avec moi soit dans un espace de qq dm3. Ahhhhhh. « Alex fait qqchose je t’en supplie, c’est a ton tour » (au final, y a pas vraiment de tour : qui dit cafard, dit « à l’aide Alex »). Il prend une chaussure et explose la bête qui a la taille d’un rat, vraiment sans exagérer et ça c’est quand le cafard ne montre pas ses ailes. Je finis ma douche dans le noir et très rapidement.

Vite, on se réfugie sous nos moustiquaires et hop on s’endort !

Le troisième jour débute avec la visite de la grotte qui est vachement impressionnante d'ailleurs : 7km de voie navigable sous terraine! j'étais par contre heureuse qu'on ne tombe pas sur l'araignée la plus grande du monde réputée pour vivre ici ... Assez de bêtes pour moi la.

Faut dire, je soupçonne l’association de Steph de ne pas avoir seulement travaillé l’électricité mais aussi du nucléaire (c’est bien ça qu’enseigne son école) tout près de cette fameuse grotte car ces bêtes auraient pu être des mutants! Une telle concentration de géants, c’est louche !

Autre anecdote ce jour là: de retour de la grotte, on doit s'arrêter à la guesthouse pour récupérer nos sacs. Steph et moi devant sur une moto, on repère l'endroit et on s'arrête et c'est la qu'on voit Alex passer à toute allure. On décide de voir combien de temps ca va lui prendre de réaliser qu'il a dépassé la guesthouse. On va rassembler les affaires et se brosser les dents mais Alex n’est toujours pas de retour quand on ressort. On décide de continuer à moto, on le croisera bien. Mais voila bien 10 minutes à du 90km/h qui sont passées et toujours pas d'Alex. On s'inquiète. Steph m'abandonne sur la route pour retourner jusqu'à la guesthouse et même un peu plus loin au cas où. Encore 10 minutes plus tard, il revient bredouille... et c'est la, qu'en pleine réflexion, Alex arrive à moto et nous sort "sorry j'ai loupé la guesthouse". Je pense qu'il avait du bien faire 25km et passé deux ponts de bois (que dans un sens) sans se rendre compte de rien. Steph et moi on a pas mal halluciné.
C’était officiellement la troisième fois (la première étant à Ubud) qu’on perdait Alex sur une ligne droite, faut le faire quand même !

Enfin en route, on voit de très jolis paysages et cette fois c'est vraiment une "voute". Quand on est de retour à Thakaek, la ville de départ, on se renseigne pour les bus pour Vientiane. Y en a un qui part dans une demi-heure. On sprinte à la guesthouse prendre nos affaires et hop dans un tuk tuk. Presque à bord du bus, je réalise soudainement que j'ai oublié mon pc dans le coffre de la guesthouse. On a fait attendre le bus 20 min le temps que j'y retourne vite. Dans le bus, on est enfin avec des locaux comme on voulait absolument vivre l’expérience. C’est assez sympa : y a du karaoké ! Les laotiens en seraient-ils aussi fan que les vietnamiens ou les philippins ?

6 juin : Nous arrivons à Vientiane à 2h du matin. Le problème, c'est qu'on s'est fait volé notre lonely planet, c’est donc difficile de trouver un hôtel. Le conducteur de tuk tuk n’est pas d’une grande aide et on finit par abandonner et on part à pied sac à dos sur le dos à la recherche d’un endroit ou dormir. Autre difficulté, c’est que nous avons quelques critères cette fois-ci : Après les précédentes nuits en compagnies d’animaux géants, on veut un hôtel, un vrai, sans cafard ! Errance pendant une heure entre différents hôtels pour enfin trouver l’idéal et grasse matinée dans notre HOTEL de Vientiane. Oh bonheur.

Qui dit grasse matinée, dit journée qui commence tard. On a bien montré notre nez au petit déjeuner car la veille au soir on n’a pas eu l’occasion de manger mais c’était pour mieux retourner se coucher. Enfin vers 13h, la faim, une fois de plus, nous fait bouger. On loue des vélos et on se promène un peu au hasard. La ville est bizarrement calme et parait petite. C’est assez agréable. Voilà qu’on tombe sur un café-patisserie ! Hop on craque, du coup on a besoin de digérer et donc le vélo est retardé.
Le reste du tour consiste à visiter un musée, à faire les jolis magasins d’artisans dans les rues et à se prendre un petit apéro dans un skybar le long du Mékong ( tradition oblige : A chaque ville, son skybar). Puis on rentre ensuite à l’hôtel à temps (ou pas) pour un film : Batman, the darknight (à ce qu’il parait ce film soulève beaucoup de polémiques intéressantes). C’est Steph qui veut absolument le voir. Chill out bis : surf sur internet, regarde la télé et voilà Steph qui s’endort et qu’on ne parvient plus à réveiller. Même l’odeur du pad thaï qu’Alex et moi avons été cherché pour manger dans la chambre devant la télé ne le réveille pas… Soirée dodo sagement donc :)

7 juin : Visiblement, on a encore tous besoin de calme. On passe la matinée à traîner et à améliorer le CV de Steph. Vers 13h, rebelote on a faim, alors on va prendre les vélos pour trouver un petit resto quelque part : Cette fois, on opte pour le resto français, baah oui ca nous manque ! Aprem à vélo ou on visite quelques bâtiments comme « l’arche de triomphe laotien » et on fait les marchés locaux (bonjour l’odeur), c’est très sympa !
De retour à l’hôtel, de nouveau on est moule et ce soir, on ne sort même plus manger ! Demain sera plus actif … Un avion nous emmène tous les 3 vers Kuala Lumpur. Le laos se termine. Une chose est sure : il nous faudra revenir car nous n’avons pas eu le temps de faire des villes telles que vang vieng et Luang Prabang !

Borneoooo

Borneo (Annoté par Shérif)

Arrivée à Bornéo et plus précisément à Kota Kinabalu, je rentre pour la sixième fois en territoire malaisien. Ces douaniers doivent se demander quel trafic je fais :)

C’est ici que le reste de la bande nous rejoint depuis Singapour. Comme eux atterrissent un peu plus tard, on part déjà à l’hôtel (Lavender lodge) où nous recevons un dortoir pour 6 personnes, c’est parfait ! On a de grosses lessives (dixit Philippines) qui nous attendent, on a donc de quoi s’occuper en attendant leur arrivée.

Grandes retrouvailles avec Steph et Shérif donc ! On rencontre aussi Chloé, une amie de Stéphane qui voyagera avec nous à Bornéo et une partie de la Thaïlande. Ce soir, nous mangeons seafood ! On prend plusieurs plats pour nous tous, c’est très bon mais on craque quand même aussi pour les roti prata (crêpes indiennes) qui nous ont manqué aux Philippines.

Petite remarque sur l’Euro qui en ce moment est en pleine crise ! Alors qu’il y a encore quelques semaines, nous divisions le ringgit par 5 pour obtenir des euros, nous devons à présent diviser par 4. C’est donc près de 20% de pouvoir d’achat que nous avons perdu !

Jour 1 (10 mai) : Pour cette première journée à Bornéo, comme nous n’avons rien de prévu encore, on décide de partir sur l’île Manukan proche pour faire bronzette.

Elle est évidemment touristique et je m’énerve quand je vois le gâchis que l’homme peut faire avec de tels endroits. L’eau est polluée de sacs plastiques et autres trucs, l’île est à certains endroits en mode abandon (terrain de tennis). Il n’y a pas de respect pour la nature. On y passe l’aprem tranquille et rentrons juste avant qu’il ne pleuve. Et oui, semblerait que ce soit la mousson en ce moment !

Apéro sur l’embarcadère, je suis à la recherche d’un bon pineapple juice (ils étaient rares aux Philippines). Comme d’habitude diront ceux qui me connaissent ici en Asie!Les saoulerais je un peu ?

Retour à l’hôtel et organisation des prochains jours ! On décide de louer une grosse voiture dans laquelle nous rentrerions tous les 6. Road trip pour les 3 prochains jours !

Quelques rotis prata, et un petit repas dans un resto où des chanteuses chantaient et dansaient affreusement mal et nous sommes au lit dans notre dortoir !

Jour 2 (11mai) :

Départ en voiture ! Evidemment, il y a quelques difficultés : On roule à gauche ici, notre carte n’est pas claire du tout et le style de conduite à adopter est certainement plus agressif qu’en Belgique.

Les premières minutes sont stressantes. En témoigne, une phrase de Steph : « Ouhlalala, c’est la crise la, fais des tours de rond point.» ou encore Frank au volant : «Attends, il est où mon klaxon, c’est quand même important dans ces pays».

Nous nous faisons même une mini frayeur quand on explose le rétroviseur droit d’un mini-bus qui était sur le bord de la route. Poliment on s’arrête et on donne au chauffeur 50 ringgit ou 12euro pour ne pas avoir plus de problème. Ouf notre voiture n’a rien.

Ca y est, les garçons sont comme rentrés dans un jeu vidéo où les points bonus tombent quand on « choppe » quelque chose sur la route. Le rétroviseur ne vaut pas grand-chose. Pour faire beaucoup de points en une fois, il faut viser les nombreuses vaches en travers de la route, les scooters ou encore les chiens qui se reposent sur la route.

Enfin, on parvient à s’orienter et une fois définitivement sortis de Kota Kinabalu, la route à empreinter est déjà plus simple. Mais c’est que ca grimpe et la voiture (automatique) a du mal. Elle change de vitesse quand il ne le faut pas, et vice versa.

En permanence, nous cherchons après le mont Kinabalu haut de 4000m. A la base, nous venions à Bornéo pour le grimper mais les prix étant exorbitants, nous avons dû y renoncer. Mais voila, il est caché derrière les nuages et on se dit que probablement nous n’aurions pas eu une vue incroyable depuis là haut, ce qui nous réconforte.

Les paysages quant à eux sont spéciaux: Une déforestation massive s'est mise en route afin de créer toujours plus de champs de palmier. On y récolte de l'huile de palme à grande échelle: c'est une huile qui se retrouve dans nos cosmétiques et notre nourriture (pourtant il semblerait qu'elle soit mauvaise pour la santé). mmmh.

Il nous manque de la musique… On aurait du faire des CD avant de partir… On en a trouvé un dans le lecteur CD de la voiture mais c’est n’est pas de la musique mais du bruit ! Seule la première, intitulée « Are you ready for some more” nous fait encore bien rire.

Après quelques heures de voiture, nous arrivons aux Fot Fprings ( invention qui consiste à remplacer la première lettre d’un mot parce qu’il est « fake » pour un gain de salive en évitant de dire « fausse hot spring ») du parc Kinabalu. Tickets pris, on est curieux de voir en quoi consistent les sources d’eau chaude et c’est assez spécial: ce sont des baignoires « publiques » auxquelles on ouvre le robinet d’eau chaude et l’eau froide pour refroidir la température monstrueusement chaude. Les touristes ici sont tous Malaisiens. On s’éloigne un peu pour tomber sur une jolie cascade, celle-ci bien froide, ca a le chic de nous rafraichir car par cette chaleur, des hot Springs ce n’est pas forcément ce dont on a envie.

Mini lunch et c’est reparti en voiture pour encore un long voyage puisqu’il nous faut traverser d’Ouest en Est l’île jusqu'à une petite ville appelée Sandakan.

La route est difficile : Macadam inexistant par endroit et averse de pluie… et puis la nuit et de la buée sur le pare brise causée par les pieds de Chloé qui étaient posés sur le dashboard et que nous sommes incapables de faire disparaitre s’y mêlent. Heureusement les conducteurs (Steph et Frank jusqu’à présent) gèrent bien la conduite et nous arrivons en soirée en ville.

Steph se prend cependant un fou rire à propos des belges en pleine conduite. Ce sont 4 mois de belgicisme qui ressortent : Le « à tantôt » le « hUIt plutôt que huit (je n’entends toujours pas la différence), l’essuis plutôt que la serviette ou encore « quizz » et pas « quizz » (là non plus je n’entends pas la différence), le mélange du sens des mots pouvoir et savoir et enfin les mots blocus et syllabus (retenus ainsi « Blocus du Syllabus »), sont visiblement gravés à jamais dans sa tête …

Finalement, on arrive et on choisit notre hôtel même si j’avais, plus tôt, téléphoné pour en réserver un. Celui où nous restons a une sympathique terrasse sur le toit pour prendre le petit déj. Nous recevons une chambre de 4 (les garçons) et une de 2 personnes (les filles).

Sandakan est sur la côte alors pour manger le soir, on trouve un coin sympa en bordure de mer. Il y a plein de restaurants tous assez bruyants et nous choisissons un peu au pif. Par contre, on avait entendu dire que cette ville était bien pour sa night life pcq elle concentre beaucoup de riches (le saint-tropez malaisien ?), ce n’est malheureusement pas trop le cas. Comme dit toujours Steph, c’était de la fightlife.
Donc un repas simple avant retour dodo.

Jour 3 (12 mai): Errance mentale et décisionnelle dans le groupe. Nous ne savons plus quoi faire. On vient d’arriver trop tard pour le feeding time des orangs outans.
Que faire ? Repartir en voiture déjà maintenant et finalement avoir fait toute cette route pour rien ? Aller voir la turtle island qui ne nous inspire pas plus que ca ? Ou aller voir d’autres singes ?
Après réflexion, on décide de se rendre dans un autre sanctuaire pour singes où des probiscis (singe avec un long nez) vivent. Nous arrivons juste à temps pour le feeding time et l’instant est assez sympa. Après une bonne demi-heure passée à observer nous cousins, on se rend au restaurant du sanctuaire. Il vient probablement d’être construit et même si le bâtiment est immense et que nous ne sommes pas les seuls clients ce midi, le restaurant n’a que deux menus ! Il y a quand même des illogismes dans ce pays.

Après le dîner, les garçons se trouvent des hamacs parfaits pour une petite sieste. Tandis que Steph et Frank y restent, le reste du groupe part pour le second feeding time de la journée au parc des orangs outans. Cette fois, nous arrivons bien à l’ avance et rentrons les premiers dans le parc qui ferme sur l’heure du midi.
En avançant le long du chemin nous tombons alors sur deux orangs outans qui se trouvent sur notre route. D’abord stressés (sauf le bo gosse Sherif), on les approche petit à petit. Nous sommes morts de rire quand l’un d’eux accroché à une branche se casse la gueule par terre. La branche l’a suivie, ce singe fout la merde dans la jungle (termes de Shérif). Un peu sonné, le singe se relève et commence alors tout un jeu amoureux entre les deux singes qui nous confirme que le maladroit est une femelle (Annotation de shérif: Bien évidemment ! – voyez comme les femmes sont considérées dans ce groupe). Nous passons beaucoup de temps seuls à les observer et pas seulement les observer puisque Shérif décide de se lancer dans une expérience qui consiste en étudier la réaction du mâle quand un homme courtise la femme orang outan. Résultat : La femelle est attirée – ils se tiennent par la main et même, elle ne veut pas lâcher Shérif - et le mâle veut la caméra ! Bref, superbe moment inédit. Le feeding time est par contre clairement décevant. Probablement parce que nous avons été très gâtés un peu plus tôt. Nous sommes à plus de 30 m de la nourriture et les orangs outans mangent dos à nous (doivent un peu trop se sentir comme dans un zoo). Malgré que le parc soit rempli de quelques 200 animaux, seuls 3 sont au rendez vous. Viennent aussi se nourrir ou plutôt voler la nourriture : les macaques que nous connaissons de précédents voyages.

Et la visite se termine, on s’en va récupérer Steph et Frank et nous reprenons la route direction cette fois le nord de l’île (mais la route est la même que la veille pour une bonne partie), the tip of Bornéo. Cette fois, nous sommes armés d’un bon CD musique : Chloé a été l’acheter ce matin alors que tout le monde dormait encore et Frank l’a gravé depuis son itunes. A nouveau, la pluie se mêle et rend la route difficile. Nous devons à un moment quitter la route principale (de campagne pour comparaison belge) pour une route terriblement sinueuse. C’est Shérif qui roule, on est presque malade derrière et on se plaint ! Mais les plaintes des filles n’ont aucun résultat, il faut que ce soit Steph qui lève la voix pour que tout aille mieux. (grrrrr)

La route se fait de nuit et nous dormons derrière tandis que Frank copilote Shérif. Puis, voila que nous manquons cruellement d’essence dans ces villages morts après 20h. Que faire ? Entre temps, on se fait arrêter par la police qui s’inquiétait certainement de voir un « arabe » conduire 4 européens et un autre arabe endormi à l’arrière. Du coup, le contrôle dure quelques temps mais au moins la police nous indique une pompe à essence ouverte non loin de la. Le plein fait, on repart pour arriver finalement vers 1h du matin dans une ville (Kudat) toute endormie.

A présent, une nouvelle mission nous attend : trouver un hôtel ! Une vraie catastrophe ! On tape à la porte de plusieurs mais seul un nous ouvre, Hotel Kai Dai. A l’intérieur, nous attend probablement la pire nuit de notre semestre: 2 chambres sans peinture, aux lits sans sommier et sans draps, aux sols sales. Les sanitaires sont ce qui nous repousse le plus quand, summum de la saleté, on voit quelqu’un pisser contre le mur de la douche – (A noter qu’en Asie le sol de la douche et des toilettes ne font qu’un, c’est comme ca partout ici, une douche séparée c’est dans les hotels de luxe qu’on la trouve). Tout puait. Bref, réveil à 7h et pas de douche pour aucun d’entre nous, nous puerons pour ce quatrième jour à Bornéo.

Jour 4 (13 Mai) : Pas frais, nous reprenons la route pour une petite heure, direction le fameux rond point au Tip de Bornéo. Au centre du rond point se trouve un « magnifique pneu » ou un genre de mappe monde 3D. Avec une petite poussée aux fesses, Sherif réussi à grimper dessus pour une supER dupER (prononcez supeeuur) photo.

Encore quelques photos de cette jolie vue, et nous découvrons une des plus belles plages du semestre. Une longue étendue de sable blanc et de l’eau transparente. Les heures passent, et on doit déjà prendre la route du retour. Steph est tout attendri quand on offre notre ballon (acheté le matin) à un petit écolier TOUT MIGNON qui parle anglais (« Thank you » du moins) à à peine 7 ans déjà.

Ayant faim, on passe par un « frive frough » pour un « bon » bucket de KFC qui est un genre de Mc Do pour du poulet frit. Perso, j’ai trouvé ça dégueulasse. Le reste de l’après-midi se résume à rouler d’une traite jusqu'à notre hôtel de Kota Kinabalu.

En route, on est content d’avoir enfin une illumination : Les milliers de panneaux « AWAS » placés le long de la route et que nous avions supposé vouloir dire « Attention » à défaut de traduction, veulent en fait dire « Slow ». Cela aurait changé bien des choses dans nos longs trajets :)

Nous gardons cependant la voiture jusqu’en soirée pour ensuite la rendre a l’aéroport. Mais, encore une fois, il ne reste plus d’essence. Pour rendre le trajet plus intéressant, on décide de ne rajouter que 2L, et de se créer notre propre challenge qui consiste à arriver en moins de 10 minutes au mauvais terminal et de recommencer la partie pour le bon terminal (alors qu’il restait masse de temps). A l’aéroport, l’avion a du retard, ça nous vaudra un voucher de 50 euros plus tard! Enfin on décolle pour KL où nous passons le reste de la nuit. Tôt le matin, nous volons sur Chiang Mai en Thaïlande!

samedi 22 mai 2010

Récit des Philippines, pays aux gens extrêmement gentils et où nous aurions voulu rester 1 mois

Jour 1 : Arrivée à Manila

A la descente de l'avion, nous avons une chose en tête:trouver le logement de ce soir! nous partons donc en taxi au centre ville. La ville est comme je n’en ai jamais vue auparavant : des enfants mendient partout et nombreuses sont les personnes qui paraissent droguées. Et partout, des affiches indiquant qu’on embauche ici des GRO (guest relations officer = le beau mot pour prostituée ») Peu rassurant et tellement contrastant avec Singapour.

Le premier hôtel que l’on visite est démoralisant : le prix est relativement cher pour une chambre miniscule ou l’extrabed que nous avons besoin ne rentrerait même pas. Pas de fenêtre non plus. On n’a même pas envie de savoir ce que ça donnerait la nuit avec les voisins à côté ! On refuse gentiment et quittons cet endroit pour s’installer à la terrasse d’un resto musulman.

Tout au long du repas, des enfants essayent d’attirer notre intention pour obtenir quelques sous.

Bref le sentiment général de notre petit groupe de solvaysiens : Mais où sommes-nous, pourvu qu’on quitte vite cette ville où l’on comprend pourquoi les rumeurs la dise dangereuse!

Mais déjà une lueur d’espoir nous arrive, le deuxième hôtel que nous visitons est bien plus sympa, certes les chambres sont petites mais bien plus grandes que dans le premier hotel et son grand avantage est qu’il est situé juste à coté d’un Starbucks! Check-in fait, c’est là que nous nous réfugions pour le reste de l’après midi.

En soirée, il est temps pour nous de réaffronter la ville pour aller manger. Nous sommes soulagés que le resto conseillé par le lonely soit tout proche de l’hôtel. On y mange espagnol et ce n’est pas du tout mauvais!
Repas terminé, petite promenade digestive et partout des bars avec des prostituées. Incroyable le nombre d’endroits ou l’on peut aller voir des prostituées. En tant que fille, dur de se sentir à l’aise!

Finalement, on trouve un bar qui à l’air un peu différent de tous les autres : ce sont 4 filles qui reprennent des chansons, c’est assez sympa. On y reste le temps d’un verre et puis rentrons nous coucher.

Jour 2 : Transfert Sur Coron

La matinée du lendemain se résume à trouver un bancontact qui accepte la carte de banque d’Alexis, chose compliquée!
Après, nous fonçons à l’aéroport pour prendre un vol direction Coron, une petite île centre ouest des philippines.

Là-bas, des épaves japonaises nous attendent, promesse de belles plongées en perspective ! Le vol est assez original.

A l’aéroport de Manille, on nous pèse nous et nos bagages. C’est dire que l’avion sera petit ! En effet, c’est un avion à hélice qui nous amène et je découvre à Coron le plus petit aéroport que j’ai jamais vu : l’avion atterri (violemment, c’est une coutume philipino) et se gare en diagonale juste devant le hall d’arrivée de sorte qu’il n’ait pas besoin d’un véhicule qui l’amène sur la piste pour le décollage. Et aussi, pas question de tapis roulant pour les bagages: des porteurs les apportent un à un et les donnent pratiquement en main propre aux voyageurs.

Arrivés à Coron, une fois de plus nous visitons plusieurs hôtels et chambres avant d’opter pour le logement économique: Une petite chambre dans un hôtel sur pilotis, l’extrabed y rentre! Et évidemment toujours qu’un ventilateur pour combattre la chaleur ambiante. Le petit plus: une terrasse pour des soirées au clair de lune et un petit déj avec vue sur la mer. Nous cherchons aussi le club de plongée qui nous emmènera demain sur les épaves ! Ce n’est pas chose simple : Alexis n’ayant pas terminé son brevet, il a besoin d’un papier spécial qui coute cher ! et Frank lui veut son masque corrigé pour sa vue. Bref, après bien 2 visites dans chacun des 3 clubs sélectionnés, on opte finalement pour le club le plus « local » : les plongées y sont le moins cher et y a le super masque de Frank.

En soirée, on s’installe dans un petit resto calme et peu crowded (sirenetta) , il est aussi sur pilotis. Repas plutôt bons, service agréable, ca nous convient si bien qu’on y retournera les prochains soirs.


Jour 3 :

Départ en bateau et navigation jusqu’à une première épave. Comme elle est profonde, Alex ne nous accompagne pas. Beaucoup de plaisir à entrer et se déplacer dans l’épave. Nous surprenons une énorme raie noire a points blancs (white spotted sting ray) dans l’une des chambres et j’avoue que j’ai probablement eu aussi peur d’elle qu’elle de nous. J’ai bien tenté de prendre une photo mais le flash était mis et la visibilité trop mauvaise pour que cela donne quelque chose. En plus j’ai eu l’impression qu’elle n’appréciait pas du tout le flash… bref elle a disparu dans le noir et nous l’avons retrouvée dans la chambre suivante ou une fois de plus, elle déplaçait une grosse quantité de sable qui rend difficile la prise de photo. Voici la meilleure d’entre elles…

Le reste de l’épave est vmt très chouette et nous sortons de l’eau babas !
Pressés de replonger, on se dirige vers une épave moins profonde ou Alex pourra se joindre a la palanquée. Ici aussi, on se faufile de chambre en chambre, on tourne des valves et reconnait très bien la proue et l’arrière du bateau. Ce que nous retenons, c’est ce passage dans le noir complet entre deux chambres. Une lampe n’aurait pas été de trop mais a défaut il a fallut avancer a l’aveugle. Plus tard, notre dive master nous deniche un énorme scorpion fish, 2 stones fish et une très jolie limace noire et blanche (nudibranche) histoire de finir en beauté cette plongée !

Ressorti de l’eau, le capitaine et le dive master, s’affèrent à nous préparer a manger ! Ils nous cuisent un poisson et des spare ribs sur un bbq improvisé à l’arrière du bateau, on aime bien !

Mini repos et c’est reparti pour une troisième épave ! Beaucoup moins profonde celle-ci, on croise d’ailleurs des touristes japonais qui font du snorkeling avec un gilet de sauvetage orange flash à sa surface. Sous l’eau, nous sommes moins gênés. Cette fois ci, c’est une famille de rascasse (lionfishes) avec qui nous tombons nez à nez dans une des chambres. Stressant mine de rien quand on sait que ces poissons ont des piques sur le dos extrêmement venimeuses. Déjà la plongée se termine, mais je remonte avec de superbes photos de ces endroits exceptionnels !

Retour au port ou l’eau est à marée basse maintenant … impossible pour le bateau d’accoster au ponton, c’est donc une barque des plus instables qui nous ramène sur la terre ferme. Au bureau du club, on réalise que la personne qui nous a emmené aujourd’hui n’est pas encore « tout à fait » dive master et qu’elle ne peut donc pas signer la dernière plongée nécessaire a l’obtention du certificat d’Alexis. On a, c’est sur, choisi le club le plus chill du coin. Ils admettent avoir fait une erreur et demain, un instructeur accompagnera Alexis pour checker ses compétences.

En soirée, on opte pour notre petit resto de la veille, bien décidés à en faire une petite routine. Plus tot, on avait d’ailleurs réservé notre table du coin. Et dodo pas trop tard après une petite séance d’internet sur notre terrasse puisque le wifi y est gratuit.


Jour 4 ; ou jour 2 sur Coron !

D’autres plongées nous attendent ! Aujourd’hui on fait différent d’hier ! Nous partons sur un site de plongée qui est en fait une grotte ! On y accède par un tunnel et une fois dedans, on peut retirer le détendeur et respirer a l’air libre grâce a une ouverture tout en haut qui nous donne beaucoup de lumière aussi.
On est un peu énervés quand les deux japonais (c’était leur surnom pcq en fait ils étaient des businessmen philippins de Manille) font déplacer a grand coup de palme le sable qui reposait au fond de la grotte et gâche la jolie lumière qu’il y avait dans l’eau, on ne voit même plus par ou nous sommes arrivés. Et c’est d’ailleurs le même problème pour ressortir de la grotte !

Les deux japonais sont des vrais cas! Sur le bateau, nous étions persuadés qu’ils étaient très doués parce qu’ils avaient du bon matériel. On a commencé à se poser des questions quand on s’est rendu compte que l’équipage faisait tout pour eux. Ils étaient servis comme de vrais rois. Autre hurluberlue, en montant à bord le matin, le staff apportait bien une douzaine de cannettes de coca zéro, toutes pour les japonais : Ils les affonaient les unes après les autres, ct un truc de fou.

Cette première plongée était donc également en compagnie d’un instructeur pour qu’Alexis termine enfin son Padi. Mais voilà, sa copine plongeait avec nous. Tellement amoureux, il en oubliait Alexis c’était vraiment du grand n’importe quoi. Sa copine était une vraie catastrophe d’ailleurs. Après que nous ayons quitté la grotte, nous sommes encore restés quelques temps sur les coraux et elles les massacraient à grands coups de palme ou autre coup de stick qu’elle avait à la main. J’étais heureuse qu’elle touche un corail de feu. Finalement ce fut une plongée avec une palanquée de 9 personnes quand même hein.

Deuxième plongée sur un site appelé Barracuda lake. Il fallait quitter la mer et passer de l’autre coté d’une petite montagne rocheuse pour y accéder. Sa particularité: De nombreuses thermoclines ! Au plus profond du lac, la température atteignait 40°C ! On y a donc plongé en maillot ! Pas de réelles faunes ou flore à voir mais beaucoup d’amusement quand même quand notre bras (ou la tête du guide) disparaissait dans les profondeurs de sable, que les crevettes nous mangeaient le doigt ou encore quand nous avions la sensation de marcher sur la lune (on avait retiré nos palmes). Bref, plongée hyper fun !

Retour sur Coron, nous passons le restant de l’après midi tranquillement et retournons à notre petit resto habituel en soirée 

Le lendemain, le lever est assez tôt pour prendre la navette vers l’aéroport. Direction Siquijor, la deuxième étape de notre voyage ! Siquijor, petite île peu connue qui à la réputation d’être hantée mais au final, la seule potentielle sorcière que nous ayons rencontré était une hollandaise qui vivait avec son mari (complètement soumis) dans un bungalow au bord de la plage depuis 2 ans et demi. Elle pratiquait de la médecine alternative.

Bref, après deux avions, un tricycle et un ferry nous arrivons sur l’île où le gars du tricycle qui nous emmène à la recherche d’un logement nous propose aussi des motos pour le lendemain. Comme l’endroit où il nous emmène est vraiment sympa, on décide de lui faire confiance pour les motos et de lui en louer 2. Nous avons donc un petit bungalow spacieux avec une cuisine qui donne sur la plage. Le réveil demain sera probablement sympa car là maintenant il fait noir, on ne voit rien comme vue. Encore un petit repas à l’attente longue et au goût pas terrible à l’hôtel, une coupure d’électricité, et hop nous rentrons nous coucher !


Jour 6 : Départ à moto pour le tour complet de l’île!

Quelques 75km de route nous attendent mais plus rien ne nous fait peur ! Alexis enfourche la bécane de Frank et moi je m’en vais rouler seule sur la route  (A l’heure où j’écris ces quelques mots, Steph est justement en train de chanter dans mon dos : « j’étais sur la route toute la sainte journée »)
Mais sans guide, nous avions peur de manquer des attractions intéressantes. Alors je me suis permise d’aborder un couple de gens installés devant leur bungalow de l’hôtel. Ils sont hollandais et sont la depuis 2 ans et demi, bizarre ! Quoi qu’il en soit, ils ont une carte et un lonely Philippines pour nous !

Le plus frappant est certainement la gentillesse des philippins, c’est incroyable comme chaque personne que nous croisons nous dit bonjour. Toutes les 20 secondes, nous devons répondre d’un hello ou d’un signe de la main, j’ai vachement amélioré mon équilibre à moto!

Les premiers kilomètres sont superbes et nous arrivons rapidement à une plage sensée être jolie et calme. Mais depuis la dernière fois que le lonely est passé par là, ca a bien changé ! Ici, on est en train de construire des toboggans, il y a évidemment un karaoké (c’est l’activité préférée des philippins) et donc beaucoup de bruit. Ce n’est pas ici que nous profiterons calmement d’une plage paradisiaque… On réenfourche les motos et continuons plus loin.

Entre temps, je suis parvenue à me brûler une nouvelle fois au pot d’échappement d’une des motos, ca fait mal! Alors on trouve une pharmacie locale mais préférons par contre continuer pour le resto, fou ce que c’est dur de trouver un restaurant attirant dans ce pays. Enfin on arrive à un endroit qui a l’air parfait : terrasse à l’ombre et vue sur la mer, accueil sympa, on décide de tester la nourriture locale et c’est une grosse erreur car ca gâche tout. Les plats (une espèce de soupe au poisson caoutchouteux ou aux vieilles crevettes) ne sont vraiment pas bons, on finit d’ailleurs tous les 3 aux toilettes et avec un immodium dans la bouche pour repartir.

On continue à rouler le reste de l’aprem, passons par de très jolies cascade à l’eau transparente. On ne résiste pas à l’envie de s’y baigner. Mais après quelques minutes, un philippins qui est était installé près de nos affaires commencent à lancer des yeux inquiets vers les alentours. Il y a des jets de pierre et ca n’arrive pas loin de lui. Il observe ainsi les hauteurs pendant que nous nous baignons. Il me stresse, n’oublions pas que cette île est normalement hantée ! Je décide de sortir de l’eau et de lui demander ce qu’il se passe. Il nous répond que cet endroit n’est plus en sécurité, quelqu’un nous vise avec des pierres, nous ferions bien de bouger. Ni une ni deux et on empaque les affaires pour redescendre vers la première cascade. Hormis ce petit incident, rien d’autre à signaler. Ici les philippins viennent en groupe s’amuser à sauter du haut des cascades (mais la hauteur n’a vraiment rien avoir avec la fameuse descente de la rivière de Roquebrune que certains d’entre vous ont déjà faite)

Puis nous repartons et le début de la soirée arrive avec un joli coucher de soleil. Mais nous sommes tout de même encore loin, il nous faut continuer et puis comme il n’y a pas de petit bar pour un apéro sur la plage pour contempler le coucher de soleil, on a pas de regret !

Enfin on arrive à la « ville » de Siquijor, on espère y trouver les restos conseillés par le lonely mais voilà c’est jour de fête sur l’île aujourd’hui et tout est fermé. A Siquijor, le peu qui est ouvert n’est vraiment pas attirant. Alors on réenfourche les motos pour encore rouler une vingtaine de minute pour rouler jusqu'à la ville (Larena) où le ferry nous a débarqué.

Là, on trouve un resto en hauteur (les garçons ont compris que j’adorais les skybars et autre établissement où la hauteur permet une vue lointaine) tenu par un allemand très spécial (un peu dégoutant au vu des bruit qu’il fait dans les toilettes) mais on y mange finalement enfin correctement, ca n’était pas arrivé depuis longtemps !
Fatigués de cette longue journée, nous rentrons à l’hôtel pour se coucher !

Jour 7 :

Aujourd’hui, nous reprenons les mobylettes pour aller dans les hauteurs de l’île! Il parait qu’il y a des grottes que l’on peut visiter et qu’on peut aussi rencontrer un healer (soigneur).

Après un petit tour au marché de Siquijor pour s’acheter un thon, et les quelques km de montée abrupte où les motos ont difficiles nous arrivons dans un village et demandons à rencontrer le soigneur. On nous indique un chemin, on arrive à une maison mais nous y sommes pas vraiment bien accueillis. La propriétaire demande pourquoi nous voulons le rencontrer et on trouve l’excuse de ma brûlure à la jambe. Elle dit alors que le soigneur ne soigne pas ce genre de blessure externe mais plutôt des mots de têtes ou de ventre. Dur d’alors dire « oh oui oui », on souffre de ca aussi.

Donc voila, on repart bredouille, on s’attendait à mieux de cette rencontre. Direction les grottes alors ! Lorsqu’on y arrive, on nous accoste immédiatement, on sait pourquoi les touristes viennent ici !

Ni une ni deux et on attaque la promenade. L’entrée de la grotte est très étroite, on n’est pas rassurés ! Evidemment, les philippins qui n’ont pas du tout le même format que nous, passe partout hyper facilement, ils doivent à peine se baisser là où on doit avancer accroupi ! Heureusement, le passage s’élargi et l’on découvre un ruisseau d’eau transparente et des très jolies formations de stalagtites et stalagmites. On remonte ainsi le cours d’eau pendant une petite heure. On croise, une « piscine » où nous pouvons nous baigner et on peut même boire de l’eau qui coule !

J’ai beaucoup aimé cette aventure qui doit être un avant-gout de spéléologie. Nous sortons trempés et sales et n’avons pas de vêtement de rechange :s En plus le temps se gâte et on a faim ! Après la recherche complètement infructueuse d’un endroit sympa pour manger notre thon cru, on s’installe finalement dans un bête endroit mais cela ne gâche rien au goût de ce thon cru ! Un régal !

Retour à moto vers notre hôtel pour se changer ! On y recroise les hollandais à qui on doit rendre leur guide. Ils nous proposent de s’installer avec eux un instant, ca entraînera notre néerlandais ! Clairement le mari est soumis à sa femme, seule elle nous parle et finalement, c’est un peu elle la sorcière de Siquijor. Elle fait de la médecine alternative et parle le philippins. Elle se plaint des philippins d’ailleurs : de leur manque de logique, de leur inefficacité et surtout de leur « moule attitude ». Ils restent couchés à longueur de journée en attendant que l’argent arrive de quelque part (càd que leur famille qui travaille à l’étranger envoie de l’argent) et surtout en a marre de tout le temps dire bonjour sur la route pour aller au marché.
Elle explique qu’ils passent leurs journées à vivre profondément chaque chose qu’ils font (tel que contempler la mer chaque matin pendant quelques heures ou encore faire la cuisine) et aiment le fait de ne pas être surmenés.
Bref, toutes des choses que nous, jeunes ingénieurs ambitieux qui rentrerons bientôt dans la vie professionnelle » ne pouvons pas forcément comprendre. Par contre, elle nous conseille un resto sympa pour le soir et déconseille ceux du Lonely, ouf que nous lui ayons posé la question, on en a marre de manger mal ! Et en effet, son resto est tout à fait ce qu’il nous fallait, on y mange bien et l’ambiance est sympa. J’ai d’ailleurs réussi à convaincre les garçons de nous prendre une bouteille de vin blanc !
C’était déjà notre dernière journée sur Siquijor, demain nous rentrons sur Manila.


Jour 8 : Journée qualifiée « transit »

On doit prendre le ferry pendant une 1h et prendre l’avion aussi.
Je n’ai pas encore parlé de la compagnie aérienne que nous prenons depuis le début des philippines. Il s’agit de Cebu pacific airlines, une compagnie low cost qui essaye développer un attachement de ses clients à elle en faisant a bord des jeux « quizz » où ils peuvent gagner de petits souvenirs (les mauvais perdants peuvent d’ailleurs s’acheter les mêmes jouets !). C’est très bruyant et heureusement que ça ne dure pas longtemps.

Arrivés à Manila, on se rend compte que nous ne pourrons finalement pas faire les 2 choses qui étaient prévues soit « Banaue et ses rizières » et Donsol et ses requins baleines. Nous devons faire un choix car les bus n’y vont que de nuit et il nous manque un jour. Après discussion, on décide de partir vers Donsol : Nous sommes trop chanceux d’être à la bonne période pour les requins baleine et puis des rizières on peut en voir à d’autres endroits en South East Asia.

Direction la station de bus donc. La, une nouvelle coupure d’électricité, complique la prise de tickets. En plus, nous n’avons plus d’argent, on doit courir à l’ATM mais Manila n’est vraiment pas une ville rassurante de nuit. Finalement on est enfin dans le bus et c’est un des pires voyages que j’ai vécut ici : Assise a coté d’un philippins, j’ai l’airco qui me tombe sur la tête (ce qui me vaudra un gros rhume d’une semaine ! ), les fauteuils sont au format « philippin » soit minuscule, zéro place pour les jambes et en plus de ca, les garçons devant moi abaissent à fond leur fauteuils. Le voyage dure près de 14h. Une horreur.

Jour 9 :

Nous arrivons à Legaspi d’où nous devons encore prendre un van pour Donsol. A Donsol, un tricycle nous emmène au centre touristique pour les baleines et on réserve un bateau avec 3 autres personnes pour le lendemain à 7h du matin. On trouve aussi facilement où loger.

La matinée est ainsi passée et on cherche un resto au centre ville. On a envie d’une pizza mais nous n’aurions pas du être aussi exigeants. Le resto qui en fait est des plus douteux et quand la pizza arrive on constate que la pâte est un genre de biscuit. Hormis ca, elle reste mangeable. Puis Alex se fait réparer ses sandales par un petit monsieur dans la rue tandis que Frank et moi cherchons de l’internet mais à peine commencé, il y a encore une coupure de courant. Bredouille, on se trouve un petit bar au wifi gratuit puisqu’on a notre pc et décidons d’attendre la que le courant revienne. Le staff y est très sympa et se fait coacher par un Singapourien de NUS pour la réalisation des cocktails. Je les mets au défis !
Finalement, on reste attablés là jusqu’au soir et mangeons là puis rentrons nous coucher pcq le lever du lendemain sera tôt !


Jour 10 : On part à la rencontre des requins baleines!

Il y a bien 15 bateaux et dès qu’un requin est repéré c’est une quarantaine de touristes qui sautent à l’eau pour le voir. Une fois à l’eau, c’est un combat de palmes et ceux qui ont un gilet de sauvetage ont clairement un avantage et ne se gênent pas pour « couler » les autres. Bref, pauvres requins baleines et on comprend pourquoi les 2 premiers qu’on voit s’enfonce rapidement dans les profondeurs. Ces premiers requins ne me paraissent pas si gros, ce qui est impressionnant, c’est de les voir surgir dans notre champ de visibilité qui est limité à 5 mètres.

On remonte à bord du bateau à la recherche d’un autre requin. Et le requin suivant est juste incroyable. Il est en surface. A la bouche grande ouverte, on peut aller palmer devant, on a alors l’impression qu’il nous fonce dessus. Il y a toujours autant de touristes et plus d’une fois, on touche le requin forcés par les gens qui nous poussent. Mais cette bête est énorme ! Et elle s’amuse avec nous c’est fou !

Nous passons bien 20 minutes à palmer auprès de lui. C’est sportif car ce requin avance vite mine de rien. Puis nous remontons à bord du bateau, resautons à l’eau pour un dernier petit requin et rentrons avec des requins pleins les yeux sur terre. On retourne à notre petit resto sympa ou on rencontre une israëlienne (Ronny). Ensemble nous allons voir un combat de coq qui se déroule tous les vendredis. Le jeu est cruel. Chaque coq a une lame acérée à une de ses potes. Leurs proprio les font se chercher et puis commence le combat qui dure rarement plus d’une minute. Un des 2 poulets meurt d’office, parfois les deux. On parie sur un qui nous a d’abord fait une frayeur et qui finalement a gagné son combat mais il était très mal en point.

Après quelques temps, nous laissons les combats qui s’enchaînent derrière nous pour retourner à notre petit resto et y rester jusqu’en soirée !


Jour 11 :

une fois de plus, nous devons nous lever tôt car aujourd’hui nous plongeons sur un site de raies manta. L’israëlienne qui s’avère être instructrice est de la partie et y a un américain aussi. Les plongées sont dérivantes cad qu’on se laisse porter par le courant qui est dans ce cas ci très fort. Pour nous reposer, nous nous accrochons à des cailloux. Complètement enrhumée, je suis très étonnée de parvenir à plonger l’effort n’en valait malheureusement pas la peine.

En l’espace de deux plongées, pas une seule raie manta et très peu d’autre faune. C’est une déception.

Nous rentrons tard de ces plongées car elles étaient à 2h en bateau. Il nous faut attraper le bus de nuit de retour vers Manila. Il faut se dépêcher. On attrape un jeepney qui nous emmène vers un petit village pas trop loin. Semblerait qu’il y ait des bus là-bas. Une fois nos tickets achetés, on réalise qu’on a quasi plus d’argent. Fin si, nous sommes riches en dollar ou Euro mais les money changer sont fermés, bref nous devrons vivre avec ce qu’il nous reste en monnaie locale ( +-2euro pour nous 3). Il nous faut de l’eau et on n’a pas encore vraiment mangé de la journée avec ces plongées ! Quel stress. On tente d’apaiser la faim avec des pâtisseries qu’Alex nous a trouvé et montons dans le bus. Même si le bus a encore une fois mis trois heures de plus que prévu et qu’il a failli m’oublier après une pause toilette, le trajet se passe mieux qu’à l’aller.


Jour 12 :

Arrivés à Manila dans la matinée, on récupère nos sacs de voyage trempés et dégeulasses. On est tous les 3 dégoutés. Nos affaires à l’intérieur qui n’étaient pas protégées par un sac plastique sont trempées. L’odeur qui en sort est nauséabonde. On frotte tant bien que mal le cambouis. C’est fou comme on peut se sentir déprimés quand toutes nos affaires personnelles, qu’on transporte pour 7 semaines sont ainsi abîmées.

En plus, nous devons encore reprendre un bus parce que l’aéroport (Clark) depuis lequel nous prenons notre vol direction Borneo est à 2h de route de la capitale. En attendant l’heure, on se réfugie dans un Mc Do et réarrangeons un peu nos affaires.
Un bus et un avion plus tard, Bornéo nous accueille !

mardi 6 avril 2010

La Thaïlande en famille

Hello hello !
Les parents repartis, je trouve en fin un peu de temps pour mettre mon blog a jour  Nous avons passé 15 jours en famille des plus extra !

Ci-dessous, les détails et quelques photos (choisies parmis plus de 1200) ! le texte est long … Mais c’est que mon blog me sert aussi de journal personnel. J’ai abandonné l’idée de tenir un journal et un blog, ca prend trop de temps. Donc si vous êtes moule, lisez en diagonale.

Samedi 20 mars, j’ai accueilli les parents à l’aéroport. Maman était toute fière d’être la première à me serrer dans les bras. C’est que ce sujet avait apparemment été source de discussions houleuses à Bruxelles !

Les bagages récupérés, les parents descendent à l’hôtel Rendez-vous et le soir nous soupons à Chiimes, un quartier calme avec des restaurants qui ont une terrasse (ce qui est plutôt rare ici) et ou les expat sont nombreux. Le soir, je préfère rester à l’hôtel car mon lit chez moi, j’y sens tout de même fort les ressorts. La douche est un bonheur aussi à coté de la mienne sale et pas assez chaude.

Dimanche, je laisse les parents à la visite de Singapour et retourne chez moi pour bosser un peu. On se retrouve en soirée, chez moi pour qu’ils visitent mon appartement. Leur mots : « c’est spartiate hein ». Pire, Maman n’ose même pas utiliser mes toilettes ! Ensuite,nous allons pour l'apéro au Raffles hotel, hotel sélecte de Singapour très connu pour son cocktail: le Singapore Sling.La tradition: on geste les coquilles des cacahuète par terre! Le sol en est jonché :) nous partons après direction Clarke Quay pour manger japonais au bord de la rivière. Et malheureusement, ce soir là, c’est dodo chez moi, on ne peut pas abuser des bonnes choses quand on a cours le lendemain matin.











Lundi, pendant que je suis, non plutôt que je fais présence aux cours, les parents poursuivent leur visite. Et le soir, je les retrouve au swisshotel, le fameux bar au 70e étage pour une coupe de champagne. Ensuite, direction le Fullerton, un des plus beaux hotels de Singapour qui se trouve le long de la rivière, pour son fameux buffet Seafood… Malchance pour moi, chance pour petit ced, c’est le buffet international ce soir là. Un régal malgré tout ! Et quel cadre pour manger !








Mardi, les parents envahissent je ne sais combien de centre commerciaux digital et m’achètent un nouvel appareil photo et le caisson étanche qui va avec! Super surprise ! Dans l’aprem, ils décollent pour Bangkok et je les rejoins non sans quelques mésaventures tard dans la nuit : non seulement le vol était retardé mais en plus, ma réservation (faite par papa) semblait avoir échoué et j’ai du racheter une place sur le vol.

A Bangkok, nous ne restons qu’une petite nuit à l’hôtel Pan pacific, superbe hôtel qui donne peu envie de le quitter pour cette ville bruyante, sale et où les gens ne parlent pas anglais ! Et quel petit déjeuner royal : crêpes, gaufres, pâtisseries, œufs, nouilles chinoises, jus frais, pain,… Nous n’étions pas légers après ! Ci-dessous la piscine au 24e étage.



Pour notre première visite, nous optons pour le métro direction la rivière de Bangkok pour un tour en longboat le long des bidonvilles et la visite d’un monument que j’avais également visité 3 ans plus tôt avec Marie. (Impossible de m’en rappeler le nom et si c’est bien un temple ou pas)










Le retour à l’hôtel pour récupérer les bagages et prendre notre vol direction Chiang Mai est des plus chaotique: Les taxis, en plus de ne pas parler anglais, ne parviennent pas à situer notre hôtel et ce malgré le plan qu’on leur tend. A cela se mêlent les conducteurs de tuk tuk qui veulent absolument nous emmener la où ça les intéressent eux.
Finalement, nous arrivons bien quelques heures plus tard à Chiang Mai, deuxième ville du pays située tout au nord, à une 50 km de la Birmanie. Arrivés à l’hôtel, nous rencontrons notre guide pour notre trek de deux jours dans les montagnes. Puisque le trek et la nuit dans un village perché sans électricité promettent d’être sportif, on s’accordent un autre bon resto ce soir là ! Une fois de plus, le cadre est très beau et le repas très bon!
Jeudi 25 mars, départ en trek avec Taksin (notre guide)! En chemin, la voiture s’arrête au marché parce que Taksin doit acheter ce qu’il nous préparera ce soir au village. Les étalages de crapauds et insectes sont certainement les plus repoussants.






Petite étape avant le trek: la ballade en éléphant! Une rencontre un peu humide d’abord - l’éléphant devait être enrhumé – mais extra ! Ils étaient gourmands ces éléphants  ici, je pense que les photos parlent plus qu’un long texte !









Après l’éléphant, début du trek ! La grimpe est dure: le chemin est raide et il fait chaud mais les paysages et les histoires de notre guide nous permettent de penser à autre chose. 3h plus tard, 700 mètres plus hauts et quelques litres d’eaux consommés, nous arrivions au village. La hutte ou nous dormions était assez luxueuse : Grande, et un peu a l’écart des autres maisons. Les toilettes étaient des vrais toilettes et la douche quasi comme celles qu’on connait. Alors que nous avions cette maison rien que pour nous, il semblerait qu’en été, les touristes y dormiraient à 10 ou 12 personnes car chaque soir c’est quelques 300 touristes qui dorment au village. Chance qu’on était hors saison et et que les touristes étaient plutôt rares.
La nuit tombée, nous mangeons à la lumière des bougies (encore une fois c’est délicieux) et Taksin nous raconte l’histoire de ce village et du sien. Le dodo est tôt (9h30) mais le lever aussi !















Le lendemain vers 7h nous sommes déjà en route… Nous redescendons par un autre chemin et croisons en chemin une jolie cascade où nous nous baignons et d’autres plus petits villages.



Vers midi, nous avons terminé la ballade et déjà on nous emmène vers une nouvelles aventure : du rafting ! Sauf que le niveau de l’eau est bas à cette saison (sèche). Ce n’est pas Taksin qui dirige le bateau mais un autre guide pas très sympathique. Sur la descente, on se prend tous les rochers possibles et imaginables. Le guide tend à s’énerver et plus particulièrement quand papa fait du freestyle et n’écoute pas ses consignes. Finalement, on conclu que ce guide n’a pas tout compris au principe du rafting qui est bien éviter les rochers pour avancer plutôt que de se les prendre et de rester coincer.
45 minutes plus tard, l’expérience rafting se termine et nous n’en sommes pas mécontents. Nous attend là un immense radeau de bambous long d’une dizaine de mètres. A son bord déjà 3 hollandais qui nous avaient dépassé en rafting. A 7 dessus, la flottabilité laisse a désirer : assis, nous baignons (dans l’eau claire heureusement) jusqu’au nombril. Un des hollandais dirige le radeau et un local le tient à la laisse, c’est assez spécial et je doute franchement que les locaux l’utilise ainsi en temps normal.




Rafting fini, il est temps de prendre la route du retour dans le même minibus qui nous avait conduit la veille. Le retour est le temps d’une longue sieste bien reposante et on retrouve notre petit hôtel (Charcoa hotel pour si qqn veut une bonne adresse) d’avant le départ en trek. Typiquement anglais, les chambres y sont sympa avec leur mezzanine.
Le soir, les parents trouvent encore le courage de faire un tour dans le nightmarket et de repérer un petit resto sympa pour le soir. Ced et moi on prolonge un poil la sieste et on préfère sortir pour tester le restaurant.

Le lendemain (samedi) nous avons la matinée pour visiter Chiang Mai car dans l’après midi, on reprend l’avion pour Bangkok. C’est short. On prend un taxi rouge pour se rendre dans un temple qui nous a été conseillé. Le principe de ces taxis rouges : Il prend plusieurs gens à la fois qui se rendent plus ou moins vers la même direction. Donc quand on en voit un, on l’arrête et selon la destination qu’on lui indique, il nous dit de monter ou non.
Arrivés au temple, on visite un site immense avec plusieurs bâtiments. Un petit monsieur nous propose d’en visiter 3 autres, ca nous permettra de comparer ! L’un est le plus vieux de Chiang Mai, l’autre a des touches indiennes et le troisième je ne me souviens pas :s Notre guide nous propose alors de emmener voir des fabricants de soie, on sent l’attrape touriste venir mais on accepte malgré tout et c’est sans regret car ce que nous visitons est assez intéressant ! On comprend comment la soie est produite a partir des vers de soies et comment elle est ensuite tissée et on rend même service a notre chauffeur qui se voit offrir son essence si nous rentrons dans un magasin de soie.



Vite une petite pizza et un peu de shopping et déjà il est temps de partir pour l’aéroport direction Bangkok de nouveau. Cette fois nous restons pour 2 nuits au Pan Pacific à l’executive floor. Du grand luxe : Cocktail a volonté de 17h à 20h et soft et snacks gratuits toute la journée! Pas bon pour les kg en trop tout ca ! Le soir, après quelques cocktails, nous mangeons au restaurant de l’hôtel : hyper classe et délicieux (parce que j’opte pour du foie gras ahahaha).







Dimanche, Ced et moi avons du boulot pour nos univ respectives alors on se fait une journée dans ce superbe hôtel et c’est plutôt agréable. Les parents osent retourner dans la folie bangkokaise. En ce moment, la capitale est envahie de paysans en t-shirt rouge qui manifeste pour que l’ancien premier ministre (qui porte le même nom que notre petit guide de Chiang Mai (taksin) qui était corrompu se réintégrer au gouvernement. On nous explique que ces gens sont très peu cultivés et leur seule volonté est qu’on augmente le prix du riz. S’ils sont avec l’ancien premier ministre c’est surtout parce que celui-ci les nourrit durant tout le temps qu’ils manifestent. Donc en fait, Bangkok c’est un peu la fête pour eux ! Les parents nous racontent plus tard qu’ils ont visité le grand palace et se sont fait emmener en tuk tuk dans un temple et beaucoup de magasins attrape touristes. Le soir, nous restons dans le bâtiment de l’hotel pour manger Tepanyaki (resto japonais où on fait à manger devant nous). Le cuistot ne fait pas assez de show au goût de papa mais une fois de plus on se régale !






Lundi arrive et nous quittons définitivement Bangkok avec un vol destination Phuket. Le trajet est assez long car nous devons encore faire 1h de taxi pour arriver à Khao Lak. Lorsque le taxi s’arrête devant notre hôtel, nous sommes un peu inquiets. Sombre et bordélique, la réception n’est franchement pas accueillante. La piscine est à l’ombre du bâtiment et coté rue. Au loin la plage et ses parasols délavés, cassés et tous différents ! Mais il faut d’abord traverser un jardin mal entretenu dont l’herbe est quasi devenue inexistante. Les chambres ne sont pas extra non plus : il manque un coup de peinture et une petite rénovation dans la salle de bain. Je teste le lit et il me rappelle le mien et ses ressorts à Commonwealth.
Bref, tout ca ne nous convient pas fort… Pourtant sur internet l’hôtel avait l’air super d’après papa. On conclut que les photos mises datent d’avant le tsunami et que l’entièreté de l’hôtel n’a pas eu droit à la rénovation qu’il méritait. En se promenant sur la plage, Maman, Ced et moi on réalise que les hôtels d’à coté sont vachement mieux, nous sommes vraiment tombés sur le pire.
C’est alors que papa et moi rentrons en action et allons voir s’il reste des chambres disponibles ailleurs. Après des négociations et autres visites de chambre dans 3 hotels différents, nous décidons de quitter dès aujourd’hui notre hôtel pourri pour l’hôtel voisin qui nous propose un bungalow sur la plage et une chambre deux fois plus grande (pour le même prix !). Et évidemment nous négocions pour ne pas devoir payer l’entièreté du séjour que nous aurions du passer dans l’hôtel pourri. Qui dit négociation satisfaisante dit cocktail bien mérité ! Et celui là se boit tranquillement au bord de la plage  En soirée, nous sortons dans la ville pour manger et avons un vrai repas thaï depuis longtemps, une fois de plus je me régale.

Le lendemain (mardi) : farniente et boulot univ au bord de la plage. La mer est extra. Seul l’orage que nous connaissons chaque soir ici à Khao lak est un peu embêtant.







Mercredi arrive et c’est une nouvelle aventure qui commence ! Nous partons (tôt, très tôt 6h30)pour un boat trip de 3 jours et 8 plongées (normalement 9 mais pour des problèmes d’avion, nous devons skipper la dernière). A bord : 13 guests (10 plongeurs et 3 snorkeleurs), 6 membres d’équipage, 4 plongeurs en apprentissage pour devenir dive master et 4 dive master (les instructeurs ou guide sous l’eau).
Super ambiance et gens hyper sympathiques, que du bonheur.
Les plongées sont magiques : Shorty, appareil photo, vie sous marine qui abonde et une visibilité comme jamais. Seule petite ombre, semblerait que la famille Hocepied ne soit pas très chanceuse. Des italiens qui plongeaient dans un autre groupe ont vu plusieurs requins et tortues, plusieurs raies et même une raie manta. Nous, c’est au court de notre dernière plongée que nous avons vu notre première tortue. Pour le reste : Zero requin, zero raie.
Comme il faut enchaîner 4 plongées sur une journée, on est un peu forcé que la première se déroule tôt et même très tôt. Nous sommes à l’eau à 7h du matin et la dernière est de nuit : nous sortons de l’eau à 20h 
Nous faisons du snorkeling aussi ! Avec Ced, la première fois, nous sommes pratiquement emportés par le courant : c’est qu’on était passionné par notre toute première tortue ! Quelques minutes après notre retour, une énorme tortue vient se promener autour du bateau ! Ni une ni deux, je fonce a l’eau pour nager avec elle. Mais quand elle me voit, elle commence a se diriger vers moi et quand je réalise qu’elle vient vraiment vers moi, je prends peur et fonce me réfugier sur le bateau. C’était tout juste, elle n’était pas loin de moi ! C’est qu’avec le bec que ces bêtes ont, je n’avais pas trop trop envie qu’elle s’approche de mes orteils. Finalement tout s’explique : la tortue assimile le bateau à la nourriture qu’on lui jette si souvent et elle a cru que je lui en apportais.
Mais notre bateau fonctionne dans le respect de l’environnement ! A bord le savon et le shampoing sont bio, les draps et les essuis sont lavés bio, l’essence est bio et surtout on ne jette rien par-dessus bord car les poissons ont un système digestif qui n’assimile pas bien ce que nous mangeons.
Enfin, la nourriture est magique aussi.



ici le capitaine chasse les mauvais esprit du bateau en faisant une petite prière et puis allumant quelques dizaines de pétard.









Vendredi soir, retour au port et route pour Phuket car nous avons notre avions pour back to Singapore samedi matin.
A Singapour, les parents ont voulu tester un autre hôtel (Park hotel – Clarke Quay). Alors qu’ils passent une nouvelle après midi dans les centres commerciaux digital, je rentre chez moi mettre de l’ordre et travailler un peu. Je les retrouve en soirée et nous allons manger à Dempsey hill, un quartier avec des resto et bars qui s’avère être super sympa ! Nous mangeons dans un resto (Oosh) ou le chef est étoilé (3 fois parait-il) et même si les prix sont extrêmement raisonnables pour nous belges, c’est un régal !

Dodo à l’hôtel pour tous les 4 et dimanche nous attaquons notre dernière journée ensemble ! On décide de d’abord faire un peu de shopping dans un immense centre commercial et d’ensuite prendre le monorail direction Sentosa, une île de Singapour où je n’étais encore jamais allée. L’endroit est super bien aménagé : les plages super attirantes malgré les gros bateaux cargots qui font la file au loin. Un universal studio vient de s’y ouvrir. Il y a aussi le grand merlion (vous vous souvenez le mini merlion de mon bus sight seeing tour) et tout un complexe hôtelier. Il y a surtout une multitude d’activité à faire: volleyball, descente en luge, montée en télésiège, surf artificiel, et blablabla.
On fête le départ dans un beau resto qui vient d’ouvrir ses portes il y a un mois en se prenant une petite bouteille de champagne. Ced et maman adore le pain maison qui fait penser à une pizza 







Un dernier petit bout dans un resto italien proche de l’hôtel et l’heure des aurevoirs est arrivée … Les parents ont leur vol à 11h00 ce soir.
Bilan de ce séjour: des retrouvailles en famille exceptionnelles et un voyage extraordinaire!