Jour 1 : Arrivée à Manila
A la descente de l'avion, nous avons une chose en tête:trouver le logement de ce soir! nous partons donc en taxi au centre ville. La ville est comme je n’en ai jamais vue auparavant : des enfants mendient partout et nombreuses sont les personnes qui paraissent droguées. Et partout, des affiches indiquant qu’on embauche ici des GRO (guest relations officer = le beau mot pour prostituée ») Peu rassurant et tellement contrastant avec Singapour.
Le premier hôtel que l’on visite est démoralisant : le prix est relativement cher pour une chambre miniscule ou l’extrabed que nous avons besoin ne rentrerait même pas. Pas de fenêtre non plus. On n’a même pas envie de savoir ce que ça donnerait la nuit avec les voisins à côté ! On refuse gentiment et quittons cet endroit pour s’installer à la terrasse d’un resto musulman.
Tout au long du repas, des enfants essayent d’attirer notre intention pour obtenir quelques sous.
Bref le sentiment général de notre petit groupe de solvaysiens : Mais où sommes-nous, pourvu qu’on quitte vite cette ville où l’on comprend pourquoi les rumeurs la dise dangereuse!
Mais déjà une lueur d’espoir nous arrive, le deuxième hôtel que nous visitons est bien plus sympa, certes les chambres sont petites mais bien plus grandes que dans le premier hotel et son grand avantage est qu’il est situé juste à coté d’un Starbucks! Check-in fait, c’est là que nous nous réfugions pour le reste de l’après midi.
En soirée, il est temps pour nous de réaffronter la ville pour aller manger. Nous sommes soulagés que le resto conseillé par le lonely soit tout proche de l’hôtel. On y mange espagnol et ce n’est pas du tout mauvais!
Repas terminé, petite promenade digestive et partout des bars avec des prostituées. Incroyable le nombre d’endroits ou l’on peut aller voir des prostituées. En tant que fille, dur de se sentir à l’aise!
Finalement, on trouve un bar qui à l’air un peu différent de tous les autres : ce sont 4 filles qui reprennent des chansons, c’est assez sympa. On y reste le temps d’un verre et puis rentrons nous coucher.
Jour 2 : Transfert Sur Coron
La matinée du lendemain se résume à trouver un bancontact qui accepte la carte de banque d’Alexis, chose compliquée!
Après, nous fonçons à l’aéroport pour prendre un vol direction Coron, une petite île centre ouest des philippines.
Là-bas, des épaves japonaises nous attendent, promesse de belles plongées en perspective ! Le vol est assez original.
A l’aéroport de Manille, on nous pèse nous et nos bagages. C’est dire que l’avion sera petit ! En effet, c’est un avion à hélice qui nous amène et je découvre à Coron le plus petit aéroport que j’ai jamais vu : l’avion atterri (violemment, c’est une coutume philipino) et se gare en diagonale juste devant le hall d’arrivée de sorte qu’il n’ait pas besoin d’un véhicule qui l’amène sur la piste pour le décollage. Et aussi, pas question de tapis roulant pour les bagages: des porteurs les apportent un à un et les donnent pratiquement en main propre aux voyageurs.
Arrivés à Coron, une fois de plus nous visitons plusieurs hôtels et chambres avant d’opter pour le logement économique: Une petite chambre dans un hôtel sur pilotis, l’extrabed y rentre! Et évidemment toujours qu’un ventilateur pour combattre la chaleur ambiante. Le petit plus: une terrasse pour des soirées au clair de lune et un petit déj avec vue sur la mer. Nous cherchons aussi le club de plongée qui nous emmènera demain sur les épaves ! Ce n’est pas chose simple : Alexis n’ayant pas terminé son brevet, il a besoin d’un papier spécial qui coute cher ! et Frank lui veut son masque corrigé pour sa vue. Bref, après bien 2 visites dans chacun des 3 clubs sélectionnés, on opte finalement pour le club le plus « local » : les plongées y sont le moins cher et y a le super masque de Frank.
En soirée, on s’installe dans un petit resto calme et peu crowded (sirenetta) , il est aussi sur pilotis. Repas plutôt bons, service agréable, ca nous convient si bien qu’on y retournera les prochains soirs.
Jour 3 :
Départ en bateau et navigation jusqu’à une première épave. Comme elle est profonde, Alex ne nous accompagne pas. Beaucoup de plaisir à entrer et se déplacer dans l’épave. Nous surprenons une énorme raie noire a points blancs (white spotted sting ray) dans l’une des chambres et j’avoue que j’ai probablement eu aussi peur d’elle qu’elle de nous. J’ai bien tenté de prendre une photo mais le flash était mis et la visibilité trop mauvaise pour que cela donne quelque chose. En plus j’ai eu l’impression qu’elle n’appréciait pas du tout le flash… bref elle a disparu dans le noir et nous l’avons retrouvée dans la chambre suivante ou une fois de plus, elle déplaçait une grosse quantité de sable qui rend difficile la prise de photo. Voici la meilleure d’entre elles…
Le reste de l’épave est vmt très chouette et nous sortons de l’eau babas !
Pressés de replonger, on se dirige vers une épave moins profonde ou Alex pourra se joindre a la palanquée. Ici aussi, on se faufile de chambre en chambre, on tourne des valves et reconnait très bien la proue et l’arrière du bateau. Ce que nous retenons, c’est ce passage dans le noir complet entre deux chambres. Une lampe n’aurait pas été de trop mais a défaut il a fallut avancer a l’aveugle. Plus tard, notre dive master nous deniche un énorme scorpion fish, 2 stones fish et une très jolie limace noire et blanche (nudibranche) histoire de finir en beauté cette plongée !
Ressorti de l’eau, le capitaine et le dive master, s’affèrent à nous préparer a manger ! Ils nous cuisent un poisson et des spare ribs sur un bbq improvisé à l’arrière du bateau, on aime bien !
Mini repos et c’est reparti pour une troisième épave ! Beaucoup moins profonde celle-ci, on croise d’ailleurs des touristes japonais qui font du snorkeling avec un gilet de sauvetage orange flash à sa surface. Sous l’eau, nous sommes moins gênés. Cette fois ci, c’est une famille de rascasse (lionfishes) avec qui nous tombons nez à nez dans une des chambres. Stressant mine de rien quand on sait que ces poissons ont des piques sur le dos extrêmement venimeuses. Déjà la plongée se termine, mais je remonte avec de superbes photos de ces endroits exceptionnels !
Retour au port ou l’eau est à marée basse maintenant … impossible pour le bateau d’accoster au ponton, c’est donc une barque des plus instables qui nous ramène sur la terre ferme. Au bureau du club, on réalise que la personne qui nous a emmené aujourd’hui n’est pas encore « tout à fait » dive master et qu’elle ne peut donc pas signer la dernière plongée nécessaire a l’obtention du certificat d’Alexis. On a, c’est sur, choisi le club le plus chill du coin. Ils admettent avoir fait une erreur et demain, un instructeur accompagnera Alexis pour checker ses compétences.
En soirée, on opte pour notre petit resto de la veille, bien décidés à en faire une petite routine. Plus tot, on avait d’ailleurs réservé notre table du coin. Et dodo pas trop tard après une petite séance d’internet sur notre terrasse puisque le wifi y est gratuit.
Jour 4 ; ou jour 2 sur Coron !
D’autres plongées nous attendent ! Aujourd’hui on fait différent d’hier ! Nous partons sur un site de plongée qui est en fait une grotte ! On y accède par un tunnel et une fois dedans, on peut retirer le détendeur et respirer a l’air libre grâce a une ouverture tout en haut qui nous donne beaucoup de lumière aussi.
On est un peu énervés quand les deux japonais (c’était leur surnom pcq en fait ils étaient des businessmen philippins de Manille) font déplacer a grand coup de palme le sable qui reposait au fond de la grotte et gâche la jolie lumière qu’il y avait dans l’eau, on ne voit même plus par ou nous sommes arrivés. Et c’est d’ailleurs le même problème pour ressortir de la grotte !
Les deux japonais sont des vrais cas! Sur le bateau, nous étions persuadés qu’ils étaient très doués parce qu’ils avaient du bon matériel. On a commencé à se poser des questions quand on s’est rendu compte que l’équipage faisait tout pour eux. Ils étaient servis comme de vrais rois. Autre hurluberlue, en montant à bord le matin, le staff apportait bien une douzaine de cannettes de coca zéro, toutes pour les japonais : Ils les affonaient les unes après les autres, ct un truc de fou.
Cette première plongée était donc également en compagnie d’un instructeur pour qu’Alexis termine enfin son Padi. Mais voilà, sa copine plongeait avec nous. Tellement amoureux, il en oubliait Alexis c’était vraiment du grand n’importe quoi. Sa copine était une vraie catastrophe d’ailleurs. Après que nous ayons quitté la grotte, nous sommes encore restés quelques temps sur les coraux et elles les massacraient à grands coups de palme ou autre coup de stick qu’elle avait à la main. J’étais heureuse qu’elle touche un corail de feu. Finalement ce fut une plongée avec une palanquée de 9 personnes quand même hein.
Deuxième plongée sur un site appelé Barracuda lake. Il fallait quitter la mer et passer de l’autre coté d’une petite montagne rocheuse pour y accéder. Sa particularité: De nombreuses thermoclines ! Au plus profond du lac, la température atteignait 40°C ! On y a donc plongé en maillot ! Pas de réelles faunes ou flore à voir mais beaucoup d’amusement quand même quand notre bras (ou la tête du guide) disparaissait dans les profondeurs de sable, que les crevettes nous mangeaient le doigt ou encore quand nous avions la sensation de marcher sur la lune (on avait retiré nos palmes). Bref, plongée hyper fun !
Retour sur Coron, nous passons le restant de l’après midi tranquillement et retournons à notre petit resto habituel en soirée
Le lendemain, le lever est assez tôt pour prendre la navette vers l’aéroport. Direction Siquijor, la deuxième étape de notre voyage ! Siquijor, petite île peu connue qui à la réputation d’être hantée mais au final, la seule potentielle sorcière que nous ayons rencontré était une hollandaise qui vivait avec son mari (complètement soumis) dans un bungalow au bord de la plage depuis 2 ans et demi. Elle pratiquait de la médecine alternative.
Bref, après deux avions, un tricycle et un ferry nous arrivons sur l’île où le gars du tricycle qui nous emmène à la recherche d’un logement nous propose aussi des motos pour le lendemain. Comme l’endroit où il nous emmène est vraiment sympa, on décide de lui faire confiance pour les motos et de lui en louer 2. Nous avons donc un petit bungalow spacieux avec une cuisine qui donne sur la plage. Le réveil demain sera probablement sympa car là maintenant il fait noir, on ne voit rien comme vue. Encore un petit repas à l’attente longue et au goût pas terrible à l’hôtel, une coupure d’électricité, et hop nous rentrons nous coucher !
Jour 6 : Départ à moto pour le tour complet de l’île!
Quelques 75km de route nous attendent mais plus rien ne nous fait peur ! Alexis enfourche la bécane de Frank et moi je m’en vais rouler seule sur la route (A l’heure où j’écris ces quelques mots, Steph est justement en train de chanter dans mon dos : « j’étais sur la route toute la sainte journée »)
Mais sans guide, nous avions peur de manquer des attractions intéressantes. Alors je me suis permise d’aborder un couple de gens installés devant leur bungalow de l’hôtel. Ils sont hollandais et sont la depuis 2 ans et demi, bizarre ! Quoi qu’il en soit, ils ont une carte et un lonely Philippines pour nous !
Le plus frappant est certainement la gentillesse des philippins, c’est incroyable comme chaque personne que nous croisons nous dit bonjour. Toutes les 20 secondes, nous devons répondre d’un hello ou d’un signe de la main, j’ai vachement amélioré mon équilibre à moto!
Les premiers kilomètres sont superbes et nous arrivons rapidement à une plage sensée être jolie et calme. Mais depuis la dernière fois que le lonely est passé par là, ca a bien changé ! Ici, on est en train de construire des toboggans, il y a évidemment un karaoké (c’est l’activité préférée des philippins) et donc beaucoup de bruit. Ce n’est pas ici que nous profiterons calmement d’une plage paradisiaque… On réenfourche les motos et continuons plus loin.
Entre temps, je suis parvenue à me brûler une nouvelle fois au pot d’échappement d’une des motos, ca fait mal! Alors on trouve une pharmacie locale mais préférons par contre continuer pour le resto, fou ce que c’est dur de trouver un restaurant attirant dans ce pays. Enfin on arrive à un endroit qui a l’air parfait : terrasse à l’ombre et vue sur la mer, accueil sympa, on décide de tester la nourriture locale et c’est une grosse erreur car ca gâche tout. Les plats (une espèce de soupe au poisson caoutchouteux ou aux vieilles crevettes) ne sont vraiment pas bons, on finit d’ailleurs tous les 3 aux toilettes et avec un immodium dans la bouche pour repartir.
On continue à rouler le reste de l’aprem, passons par de très jolies cascade à l’eau transparente. On ne résiste pas à l’envie de s’y baigner. Mais après quelques minutes, un philippins qui est était installé près de nos affaires commencent à lancer des yeux inquiets vers les alentours. Il y a des jets de pierre et ca n’arrive pas loin de lui. Il observe ainsi les hauteurs pendant que nous nous baignons. Il me stresse, n’oublions pas que cette île est normalement hantée ! Je décide de sortir de l’eau et de lui demander ce qu’il se passe. Il nous répond que cet endroit n’est plus en sécurité, quelqu’un nous vise avec des pierres, nous ferions bien de bouger. Ni une ni deux et on empaque les affaires pour redescendre vers la première cascade. Hormis ce petit incident, rien d’autre à signaler. Ici les philippins viennent en groupe s’amuser à sauter du haut des cascades (mais la hauteur n’a vraiment rien avoir avec la fameuse descente de la rivière de Roquebrune que certains d’entre vous ont déjà faite)
Puis nous repartons et le début de la soirée arrive avec un joli coucher de soleil. Mais nous sommes tout de même encore loin, il nous faut continuer et puis comme il n’y a pas de petit bar pour un apéro sur la plage pour contempler le coucher de soleil, on a pas de regret !
Enfin on arrive à la « ville » de Siquijor, on espère y trouver les restos conseillés par le lonely mais voilà c’est jour de fête sur l’île aujourd’hui et tout est fermé. A Siquijor, le peu qui est ouvert n’est vraiment pas attirant. Alors on réenfourche les motos pour encore rouler une vingtaine de minute pour rouler jusqu'à la ville (Larena) où le ferry nous a débarqué.
Là, on trouve un resto en hauteur (les garçons ont compris que j’adorais les skybars et autre établissement où la hauteur permet une vue lointaine) tenu par un allemand très spécial (un peu dégoutant au vu des bruit qu’il fait dans les toilettes) mais on y mange finalement enfin correctement, ca n’était pas arrivé depuis longtemps !
Fatigués de cette longue journée, nous rentrons à l’hôtel pour se coucher !
Jour 7 :
Aujourd’hui, nous reprenons les mobylettes pour aller dans les hauteurs de l’île! Il parait qu’il y a des grottes que l’on peut visiter et qu’on peut aussi rencontrer un healer (soigneur).
Après un petit tour au marché de Siquijor pour s’acheter un thon, et les quelques km de montée abrupte où les motos ont difficiles nous arrivons dans un village et demandons à rencontrer le soigneur. On nous indique un chemin, on arrive à une maison mais nous y sommes pas vraiment bien accueillis. La propriétaire demande pourquoi nous voulons le rencontrer et on trouve l’excuse de ma brûlure à la jambe. Elle dit alors que le soigneur ne soigne pas ce genre de blessure externe mais plutôt des mots de têtes ou de ventre. Dur d’alors dire « oh oui oui », on souffre de ca aussi.
Donc voila, on repart bredouille, on s’attendait à mieux de cette rencontre. Direction les grottes alors ! Lorsqu’on y arrive, on nous accoste immédiatement, on sait pourquoi les touristes viennent ici !
Ni une ni deux et on attaque la promenade. L’entrée de la grotte est très étroite, on n’est pas rassurés ! Evidemment, les philippins qui n’ont pas du tout le même format que nous, passe partout hyper facilement, ils doivent à peine se baisser là où on doit avancer accroupi ! Heureusement, le passage s’élargi et l’on découvre un ruisseau d’eau transparente et des très jolies formations de stalagtites et stalagmites. On remonte ainsi le cours d’eau pendant une petite heure. On croise, une « piscine » où nous pouvons nous baigner et on peut même boire de l’eau qui coule !
J’ai beaucoup aimé cette aventure qui doit être un avant-gout de spéléologie. Nous sortons trempés et sales et n’avons pas de vêtement de rechange :s En plus le temps se gâte et on a faim ! Après la recherche complètement infructueuse d’un endroit sympa pour manger notre thon cru, on s’installe finalement dans un bête endroit mais cela ne gâche rien au goût de ce thon cru ! Un régal !
Retour à moto vers notre hôtel pour se changer ! On y recroise les hollandais à qui on doit rendre leur guide. Ils nous proposent de s’installer avec eux un instant, ca entraînera notre néerlandais ! Clairement le mari est soumis à sa femme, seule elle nous parle et finalement, c’est un peu elle la sorcière de Siquijor. Elle fait de la médecine alternative et parle le philippins. Elle se plaint des philippins d’ailleurs : de leur manque de logique, de leur inefficacité et surtout de leur « moule attitude ». Ils restent couchés à longueur de journée en attendant que l’argent arrive de quelque part (càd que leur famille qui travaille à l’étranger envoie de l’argent) et surtout en a marre de tout le temps dire bonjour sur la route pour aller au marché.
Elle explique qu’ils passent leurs journées à vivre profondément chaque chose qu’ils font (tel que contempler la mer chaque matin pendant quelques heures ou encore faire la cuisine) et aiment le fait de ne pas être surmenés.
Bref, toutes des choses que nous, jeunes ingénieurs ambitieux qui rentrerons bientôt dans la vie professionnelle » ne pouvons pas forcément comprendre. Par contre, elle nous conseille un resto sympa pour le soir et déconseille ceux du Lonely, ouf que nous lui ayons posé la question, on en a marre de manger mal ! Et en effet, son resto est tout à fait ce qu’il nous fallait, on y mange bien et l’ambiance est sympa. J’ai d’ailleurs réussi à convaincre les garçons de nous prendre une bouteille de vin blanc !
C’était déjà notre dernière journée sur Siquijor, demain nous rentrons sur Manila.
Jour 8 : Journée qualifiée « transit »
On doit prendre le ferry pendant une 1h et prendre l’avion aussi.
Je n’ai pas encore parlé de la compagnie aérienne que nous prenons depuis le début des philippines. Il s’agit de Cebu pacific airlines, une compagnie low cost qui essaye développer un attachement de ses clients à elle en faisant a bord des jeux « quizz » où ils peuvent gagner de petits souvenirs (les mauvais perdants peuvent d’ailleurs s’acheter les mêmes jouets !). C’est très bruyant et heureusement que ça ne dure pas longtemps.
Arrivés à Manila, on se rend compte que nous ne pourrons finalement pas faire les 2 choses qui étaient prévues soit « Banaue et ses rizières » et Donsol et ses requins baleines. Nous devons faire un choix car les bus n’y vont que de nuit et il nous manque un jour. Après discussion, on décide de partir vers Donsol : Nous sommes trop chanceux d’être à la bonne période pour les requins baleine et puis des rizières on peut en voir à d’autres endroits en South East Asia.
Direction la station de bus donc. La, une nouvelle coupure d’électricité, complique la prise de tickets. En plus, nous n’avons plus d’argent, on doit courir à l’ATM mais Manila n’est vraiment pas une ville rassurante de nuit. Finalement on est enfin dans le bus et c’est un des pires voyages que j’ai vécut ici : Assise a coté d’un philippins, j’ai l’airco qui me tombe sur la tête (ce qui me vaudra un gros rhume d’une semaine ! ), les fauteuils sont au format « philippin » soit minuscule, zéro place pour les jambes et en plus de ca, les garçons devant moi abaissent à fond leur fauteuils. Le voyage dure près de 14h. Une horreur.
Jour 9 :
Nous arrivons à Legaspi d’où nous devons encore prendre un van pour Donsol. A Donsol, un tricycle nous emmène au centre touristique pour les baleines et on réserve un bateau avec 3 autres personnes pour le lendemain à 7h du matin. On trouve aussi facilement où loger.
La matinée est ainsi passée et on cherche un resto au centre ville. On a envie d’une pizza mais nous n’aurions pas du être aussi exigeants. Le resto qui en fait est des plus douteux et quand la pizza arrive on constate que la pâte est un genre de biscuit. Hormis ca, elle reste mangeable. Puis Alex se fait réparer ses sandales par un petit monsieur dans la rue tandis que Frank et moi cherchons de l’internet mais à peine commencé, il y a encore une coupure de courant. Bredouille, on se trouve un petit bar au wifi gratuit puisqu’on a notre pc et décidons d’attendre la que le courant revienne. Le staff y est très sympa et se fait coacher par un Singapourien de NUS pour la réalisation des cocktails. Je les mets au défis !
Finalement, on reste attablés là jusqu’au soir et mangeons là puis rentrons nous coucher pcq le lever du lendemain sera tôt !
Jour 10 : On part à la rencontre des requins baleines!
Il y a bien 15 bateaux et dès qu’un requin est repéré c’est une quarantaine de touristes qui sautent à l’eau pour le voir. Une fois à l’eau, c’est un combat de palmes et ceux qui ont un gilet de sauvetage ont clairement un avantage et ne se gênent pas pour « couler » les autres. Bref, pauvres requins baleines et on comprend pourquoi les 2 premiers qu’on voit s’enfonce rapidement dans les profondeurs. Ces premiers requins ne me paraissent pas si gros, ce qui est impressionnant, c’est de les voir surgir dans notre champ de visibilité qui est limité à 5 mètres.
On remonte à bord du bateau à la recherche d’un autre requin. Et le requin suivant est juste incroyable. Il est en surface. A la bouche grande ouverte, on peut aller palmer devant, on a alors l’impression qu’il nous fonce dessus. Il y a toujours autant de touristes et plus d’une fois, on touche le requin forcés par les gens qui nous poussent. Mais cette bête est énorme ! Et elle s’amuse avec nous c’est fou !
Nous passons bien 20 minutes à palmer auprès de lui. C’est sportif car ce requin avance vite mine de rien. Puis nous remontons à bord du bateau, resautons à l’eau pour un dernier petit requin et rentrons avec des requins pleins les yeux sur terre. On retourne à notre petit resto sympa ou on rencontre une israëlienne (Ronny). Ensemble nous allons voir un combat de coq qui se déroule tous les vendredis. Le jeu est cruel. Chaque coq a une lame acérée à une de ses potes. Leurs proprio les font se chercher et puis commence le combat qui dure rarement plus d’une minute. Un des 2 poulets meurt d’office, parfois les deux. On parie sur un qui nous a d’abord fait une frayeur et qui finalement a gagné son combat mais il était très mal en point.
Après quelques temps, nous laissons les combats qui s’enchaînent derrière nous pour retourner à notre petit resto et y rester jusqu’en soirée !
Jour 11 :
une fois de plus, nous devons nous lever tôt car aujourd’hui nous plongeons sur un site de raies manta. L’israëlienne qui s’avère être instructrice est de la partie et y a un américain aussi. Les plongées sont dérivantes cad qu’on se laisse porter par le courant qui est dans ce cas ci très fort. Pour nous reposer, nous nous accrochons à des cailloux. Complètement enrhumée, je suis très étonnée de parvenir à plonger l’effort n’en valait malheureusement pas la peine.
En l’espace de deux plongées, pas une seule raie manta et très peu d’autre faune. C’est une déception.
Nous rentrons tard de ces plongées car elles étaient à 2h en bateau. Il nous faut attraper le bus de nuit de retour vers Manila. Il faut se dépêcher. On attrape un jeepney qui nous emmène vers un petit village pas trop loin. Semblerait qu’il y ait des bus là-bas. Une fois nos tickets achetés, on réalise qu’on a quasi plus d’argent. Fin si, nous sommes riches en dollar ou Euro mais les money changer sont fermés, bref nous devrons vivre avec ce qu’il nous reste en monnaie locale ( +-2euro pour nous 3). Il nous faut de l’eau et on n’a pas encore vraiment mangé de la journée avec ces plongées ! Quel stress. On tente d’apaiser la faim avec des pâtisseries qu’Alex nous a trouvé et montons dans le bus. Même si le bus a encore une fois mis trois heures de plus que prévu et qu’il a failli m’oublier après une pause toilette, le trajet se passe mieux qu’à l’aller.
Jour 12 :
Arrivés à Manila dans la matinée, on récupère nos sacs de voyage trempés et dégeulasses. On est tous les 3 dégoutés. Nos affaires à l’intérieur qui n’étaient pas protégées par un sac plastique sont trempées. L’odeur qui en sort est nauséabonde. On frotte tant bien que mal le cambouis. C’est fou comme on peut se sentir déprimés quand toutes nos affaires personnelles, qu’on transporte pour 7 semaines sont ainsi abîmées.
En plus, nous devons encore reprendre un bus parce que l’aéroport (Clark) depuis lequel nous prenons notre vol direction Borneo est à 2h de route de la capitale. En attendant l’heure, on se réfugie dans un Mc Do et réarrangeons un peu nos affaires.
Un bus et un avion plus tard, Bornéo nous accueille !
Ski Jump & Oakley Artic Challenge
Il y a 16 ans
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